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L’activité fitness-musculation a été créée en 2001 dans l’enceinte de la Cité de l’Eau, dans un ensemble Espace forme sous le statut d’Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC)

En 2006, l’ancienne municipalité a décidé de reprendre la gestion de la Cité de l’Eau en « régie directe », c’est-à-dire financée directement par le budget communal. A cette époque, l’activité de l’espace forme, très peu concurrentielle encore, permettait d’assurer son fonctionnement par ses recettes propres. Cet espace comprenait 4 salles: fitness, poids additionnels, cardio-training, vélo.

Mais en 2014 la forte concurrence dans ce secteur d’activité a provoqué une baisse importante des adhésions et donc généré les premiers déficits. Depuis, l’offre privée s’est multipliée avec une amplitude d’ouverture des salles élargies. Malgré la forte implication de la responsable de pôle, un nouveau coach et la diversification de l’offre, l’Espace forme a vu son nombre d’usagers décroître ces cinq dernières années

Les deux années successives de crise sanitaire ont définitivement condamné cette activité, puisque :
– aucune recette n’a été enregistrée alors que la municipalité a décidé de maintenir l’intégralité des salaires des éducateurs sportifs.
– la commune ne peut percevoir aucune aide de l’Etat pour cette activité, contrairement aux entreprises privées.

Depuis 2014, l’ancienne municipalité avait fait le choix d’éponger ce déficit en ponctionnant le budget de la commune. Or cette procédure étant parfaitement illégale, le Trésor public lui enjoint aujourd’hui de se mettre en conformité avant le 31 décembre 2021. En effet, une commune n’a pas le droit de gérer une activité commerciale générant une concurrence déloyale pour la profession de coaching.

La municipalité a donc pris la décision de fermer l’espace forme, de rembourser les abonnements versés pour cette année et de reclasser les personnels employés à cet espace.

Quel avenir pour cet espace ?

Plusieurs pistes sont à l’étude, l’objectif étant que cet espace soit géré en conformité avec la règlementation et puisse générer des recettes pour la commune.

A ce jour la commune a reçu trois propositions de reprise de l’activité par des entreprises privées en cours d’examen.